CLIC Services Linguistiques
18 Aug
18Aug

Un employé peut être compétent, expérimenté et parfaitement autonome dans son travail… jusqu’au moment où il doit participer à une réunion en anglais, répondre à un client anglophone ou présenter un projet devant des collègues d’une autre province.

Le besoin de formation linguistique en entreprise ne se manifeste pas toujours par un « mauvais niveau d’anglais ». Il apparaît souvent de façon beaucoup plus subtile : hésitation, évitement, perte de temps, dépendance envers un collègue bilingue ou difficulté à exprimer avec précision une idée pourtant très bien maîtrisée.

Pour une entreprise, reconnaître ces signes permet d’intervenir avant que la langue devienne un véritable obstacle à la communication, à la collaboration ou au développement professionnel.

Le premier signe : l’employé évite certaines situations en anglais

Un employé peut comprendre relativement bien l’anglais tout en évitant de l’utiliser.

Il laisse un collègue prendre les appels. Il préfère envoyer un courriel plutôt que de parler directement avec un client. Il intervient peu dans une réunion bilingue. Il demande à quelqu’un d’autre de présenter une partie de son dossier.

Ce comportement ne signifie pas nécessairement que la personne ne connaît pas l’anglais. Très souvent, elle manque surtout d’aisance, de vocabulaire ou de confiance lorsqu’elle doit réagir rapidement.

Dans ce contexte, une formation générale axée uniquement sur la grammaire risque de répondre imparfaitement au besoin. Il peut être beaucoup plus pertinent de travailler les situations que l’employé rencontre réellement : poser une question, expliquer un problème, donner son opinion, présenter une recommandation ou répondre à une objection.

Un collègue bilingue devient constamment l’intermédiaire

Dans plusieurs organisations, une personne bilingue finit naturellement par devenir la référence dès qu’une communication en anglais se présente.

On lui demande de vérifier un courriel, de participer à un appel, d’expliquer une demande reçue d’un fournisseur ou de reformuler ce qu’un collègue voulait dire.

Occasionnellement, cela ne pose évidemment aucun problème.

Mais lorsque cette situation devient habituelle, elle peut révéler un besoin linguistique plus important. Elle mobilise aussi inutilement une deuxième personne pour accomplir une tâche qui pourrait éventuellement être réalisée de façon autonome.

Développer les compétences linguistiques de l’employé peut alors avoir un effet qui dépasse largement la langue : davantage d’autonomie, moins d’interruptions pour les collègues et une meilleure fluidité dans les communications quotidiennes.

Les réunions en anglais deviennent difficiles à suivre… ou à intégrer

Comprendre une réunion et y participer sont deux compétences différentes.

Un employé peut suivre l’essentiel de la conversation, mais avoir de la difficulté à prendre la parole au bon moment, nuancer une réponse ou demander une précision.

Il peut aussi comprendre le sujet général tout en perdant certains détails lorsque plusieurs personnes parlent rapidement, utilisent des expressions courantes ou emploient un vocabulaire spécialisé.

Le résultat est parfois trompeur : l’employé semble silencieux alors qu’il possède parfaitement les connaissances nécessaires pour contribuer à la discussion.

Une formation adaptée peut alors travailler directement la langue des réunions : intervenir poliment, exprimer un accord ou un désaccord, demander une clarification, reformuler une information, présenter une idée et vérifier sa compréhension.

Les courriels en anglais prennent beaucoup trop de temps

Un autre indicateur fréquent est le temps consacré à la rédaction.

Un court courriel qui devrait demander quelques minutes peut devenir une tâche de 20 ou 30 minutes parce que l’employé hésite sur le vocabulaire, utilise systématiquement un outil de traduction ou relit chaque phrase plusieurs fois par crainte de faire une erreur.

Les outils de traduction sont utiles, mais ils ne remplacent pas toujours la capacité de choisir rapidement le ton approprié, de comprendre les nuances ou de rédiger avec assurance dans un contexte professionnel.

Lorsque l’anglais fait partie régulièrement du travail, améliorer la rédaction peut donc devenir un véritable gain d’efficacité.

L’entreprise développe de nouveaux marchés ou de nouvelles relations d’affaires

Le besoin peut aussi apparaître avant qu’un problème existe.

Une organisation qui commence à travailler davantage avec le reste du Canada, les États-Unis ou des partenaires internationaux peut constater que certaines personnes devront prochainement utiliser beaucoup plus l’anglais.

Attendre qu’un employé soit placé devant une négociation, une présentation ou une nouvelle responsabilité importante n’est pas toujours la meilleure stratégie.

Une formation préparatoire permet de travailler à l’avance le vocabulaire, les situations et les compétences qui seront réellement nécessaires.

Dans ce cas, la formation linguistique devient moins une mesure corrective qu’un outil de préparation au développement de l’entreprise.

Le niveau d’anglais est-il réellement le problème?

Avant de commencer une formation, il est important de distinguer le niveau général du besoin professionnel.

Deux employés ayant un niveau similaire peuvent avoir des besoins complètement différents.

L’un doit principalement parler avec des clients et répondre au téléphone. L’autre doit rédiger des rapports, participer à des réunions techniques et présenter des données à la direction.

Une évaluation linguistique peut aider à déterminer les forces et les difficultés de chaque personne, mais la discussion sur ses responsabilités professionnelles est tout aussi importante.

La question n’est donc pas seulement :« Quel est son niveau d’anglais? »

Il faut également demander :« Dans quelles situations doit-il utiliser l’anglais et qu’est-ce qui lui pose réellement problème? »

C’est cette deuxième question qui permet de construire une formation véritablement pertinente.

Tous les employés n’ont pas nécessairement besoin de la même formation

Lorsqu’une entreprise identifie plusieurs employés ayant des besoins linguistiques, la tentation peut être de les placer automatiquement dans un même groupe.

Pourtant, le niveau, les fonctions et les objectifs peuvent être très différents.

Une personne qui doit améliorer son anglais pour le service à la clientèle n’a pas nécessairement les mêmes besoins qu’un gestionnaire qui doit diriger des réunions ou qu’un employé technique qui communique avec des fournisseurs.

Une formation en entreprise gagne donc à être structurée en fonction des objectifs réels : cours individuels, petits groupes lorsque les niveaux et besoins sont compatibles, contenu personnalisé et situations directement liées au milieu de travail.

Une heure de formation peut être utile… si elle est bien ciblée

La quantité d’heures compte, mais elle n’est pas le seul facteur de progression.

La régularité, la pratique entre les cours et la pertinence du contenu jouent également un rôle important.

Une séance qui permet à l’employé de pratiquer une présentation qu’il donnera la semaine suivante, de préparer un appel important ou d’améliorer des phrases qu’il utilise quotidiennement peut avoir une valeur immédiate dans son travail.

C’est pourquoi la formation linguistique professionnelle gagne à être reliée à des objectifs observables et concrets plutôt qu’à une simple succession de notions grammaticales.

Quand faut-il agir?

Il n’est pas nécessaire d’attendre qu’un problème sérieux survienne.

Un besoin de formation linguistique mérite d’être examiné lorsque la langue commence à limiter l’autonomie d’un employé, ralentir certaines tâches, réduire sa participation ou empêcher l’organisation de profiter pleinement de ses compétences.

Quelques signes peuvent donc servir de déclencheurs :

L’objectif n’est pas de chercher des erreurs chez les employés. Il s’agit plutôt d’identifier les situations dans lesquelles une meilleure maîtrise de la langue leur permettrait d’utiliser pleinement leurs compétences professionnelles.

Une formation qui part de la réalité du travail

Chez CLIC Services Linguistiques, les formations linguistiques sont adaptées au niveau, aux objectifs et aux situations de communication rencontrées par les apprenants.

Les cours peuvent notamment travailler les réunions, les appels, les présentations, le service à la clientèle, les communications avec des collègues ou fournisseurs et le vocabulaire propre au contexte professionnel.

Les formations sont principalement offertes en direct sur Microsoft Teams, ce qui permet aux employés de suivre leurs cours avec un enseignant tout en conservant une formule flexible adaptée à leur réalité professionnelle.

Avant de déterminer le nombre d’heures ou la formule de formation, la première étape demeure donc la plus simple :identifier ce que l’employé doit être capable de faire en anglais dans son travail et ce qui l’empêche actuellement de le faire avec aisance.

C’est à partir de ce besoin concret qu’une formation linguistique peut réellement devenir un outil de développement pour l’employé et pour l’entreprise.

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